Montréal – FESTIVAL DU MONDE ARABE Baba Zula, groupe culte d’Istanbul

 

Auteur de l’article Yves Bernard – Collaborateur-ledevoir

Groupe culte de la nouvelle scène d’Istanbul, Baba Zula s’amène pour la première fois à Montréal presque 20 ans après sa formation et ouvre leFestival du monde arabe ce samedi au National. C’est l’Halloween ; tous et toutes sont encouragés à venir déguisés, les quatre musiciens présents accordant d’ailleurs de l’importance à leurs costumes. À leur actif, ils ont huit disques et un répertoire qui fait découvrir des instruments traditionnels plongés dans l’électro. Ils sont à la fois psychédéliques et contemporains, inspirés par le dub autant que par le chamanisme préislamique. Et ils dénoncent, ce qui leur vaut la censure, mais ils tiennent le coup. Lire la suite

La jeune scène marocaine à se place dans la programmation du Festival Mawazine

mawazine 2015 progrmmation

                                          Du 29 Mai au 6 Juin 2015

Les meilleurs jeunes talents de la scène marocaine ont rendez-vous à l’occasion de la 14e édition de Mawazine-Rythmes du Monde ! Fidèle à son engagement en faveur des artistes du Royaume, le festival accueille cette année encore un grand nombre de formations musicales et des troupes de rues venues des quatre coins du Maroc.

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Les États-Unis ont-ils oublié Rosa Parks ?

Rosa Parks à Montgomery refuse de laisser sa place dans un bus à un blanc.

Rosa Parks à Montgomery refuse de laisser sa place dans un bus à un blanc. © DR

Auteur de l’article : LAURENT LEGRAND

Alors que les manifestations pour protester contre les violences policières envers les « Noirs » se multiplient aux États-Unis, le 18 décembre 1865 le Congrès américain adoptait le treizième amendement de la Constitution : « Il n’existera dans les États-Unis, et dans toute localité soumise à leur juridiction, ni esclavage ni servitude involontaire, si ce n’est à titre de peine d’un crime dont l’individu aurait été dûment déclaré coupable. » En 1867 et 1868, les 14e et 15e amendements donnent lieu à l’obtention des droits civiques aux Afro-Américains. Une situation qui, à première vue, encourage la mixité et le recul du racisme, encore faut-il que tous les États – et notamment ceux du Sud – approuvent ces lois. En toile de fond, le climat reste extrêmement malsain à l’image de l’arrêt Plessy vs Ferguson de 1896 qui contourne la jurisprudence fédérale et autorise les États à imposer une législation largement ségrégationniste pourvu que les conditions offertes aux deux races demeurent égales. La notion « d’égalité » elle-même est constamment bafouée, c’est dans ce contexte que Rosa Parks voit le jour.  Lire la suite

L’histoire des Afro-Américains qui ont émigré en Union Soviétique pour fuir le racisme

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USSR Tbilisi Bus Station. Soviet postcard 1981 Sludge G via Flickr CC License by

Repéré par Claire Levenson

Dans les années 1930, alors que les Etats-Unis étaient en pleine dépression économique, des officiels soviétiques recrutaient activement des travailleurs américains qualifiés qui voulaient partir pour l’URSS. Parmi les 18.000 qui ont fait le voyage, plusieurs centaines étaient des noirs américains. Certains étaient séduits par l’idéologie communiste, d’autres voulaient tout simplememt fuir le chômage, le racisme et les discriminations. Lire la suite

Martin Luther King III: «Le rêve de mon père n’a pas encore été réalisé»

Crédit/photo:Denis Reggie                                                                      Martin Luther King III

 

                                                                                   «I have a dream», clamait Martin Luther King Jr il y a 50 ans. Aujourd’hui, son fils aîné, Martin Luther King III, poursuit sa mission de défenseur des droits de la personne au sein de différentes organisations. S’il estime que les aspirations de son père n’ont toujours pas été pleinement réalisées, M. King est confiant qu’elles pourront l’être un jour. Il en discutera aujourd’hui à l’événement Unis pour l’action (We Day), une série de conférences à Montréal organisée par l’organisme Enfants Entraide, qui travaille à sensibiliser les jeunes à l’implication sociale.

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Mais qui a tué Kennedy?

Le 22 novembre 1963, John Fitzgerald Kennedy était assassiné à Dallas. La mort a transformé JFK en héros de tragédie et il est devenu au fil des ans un véritable mythe moderne. De son vivant, Kennedy incarnait un nouveau style de politicien, jeune, moderne et séduisant, en phase avec l’évolution de la société et des mentalités. JFK avait de quoi fasciner les foules : la jeunesse, un physique avantageux, l’intelligence, le charme et l’assurance. Kennedy était un séducteur et il fréquentait les plus grandes stars de son temps, notamment Marilyn Monroe. Bref, il incarnait le « rêve américain », sauf que c’était un fils de milliardaire qui n’avait rien d’un « self made man» (à la différence de Nixon). Le mystère qui entoure son assassinat a contribué à forger le « mythe Kennedy ». Un demi-siècle plus tard, le mystère n’est toujours pas élucidé. La version officielle présentée par le rapport Warren a rejeté l’entière responsabilité de ce meurtre sur Lee Harvey Oswald, présenté comme un homme isolé qui n’avait pas de complice. Mais si Oswald a agi seul, pourquoi aurait-il tué Kennedy ? A priori, Oswald n’avait pas de mobile et il n’a laissé aucun document permettant d’expliquer son geste.

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