David Aimé et les Editions Banyan spécialisées dans la littérature indienne

 

Cherchez-vous des œuvres classiques de la littérature indienne, telles que Bagavad-Gîtâ, Râmâyana ? De la littérature bengalie ? Des œuvres pour la jeunesse ? Des auteurs indiens de poésie contemporaine ou de science-fiction ? Vous trouverez tout cela aux Editions Banyan, dont le directeur David Aimé est un fin connaisseur de la culture indienne.

Biographie de David Aimé :

David Aimé crée les éditions le Banyan et lit de la littérature indienne depuis 25 ans et a accumulé des notes à ce sujet. Dans la collection, l’Ami Retrouvé, on retrouve des auteurs tombés dans l’oubli. Dans la collection Vimana, il y a des romans de sciences fiction. Vimana qui veut dire les « chars de dieux », cela signifie aussi des objets non identifiés le trône, le palais céleste et par extension la science fiction. La collection le Petit Banyan est pour la jeunesse. Il nous dit ceci avec simplicité, élégance en nous réconciliant avec notre nature indienne et marque une sympathie pour la littérature connue ou méconnue en renouvelant à travers certaines traductions inédites des écrivains de l’Inde.

Mon objectif est de réintroduire une grande partie du précieux patrimoine littéraire de l’Inde à une nouvelle génération de lecteurs. Traduire des œuvres classiques remontant à plus de 2000 ans et remonter (mais sans ordre chronologique dans les parutions) jusqu’à la littérature du XXème siècle.

Ceci couvre un vaste panorama : roman, essai, histoire (pré et post indépendance de l’Inde, Cachemire), poésie, SF, littérature jeunesse.

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Des auteurs indiens classiques.

Dans cette époque de déliquescence générale, l’action des éditions Banyan s’inscrit dans une volonté de réaliser un travail de beauté, d’harmonie et d’unité. Par ces publications donner l’accès à différentes formes de la conscience humaine et ses possibilités, l’élargissement de l’humain vers ses aspirations les plus hautes. Ma sensibilité littéraire et historique personnelle se porte sur les textes de l’Inde ancienne : Bhagavad-Gîtâ, Mahâbhârata, Râmâyana, les poètes Valmiki, Vyasa, Kâlidâsa, Bankim Chandra Chatterjee, Tagore, Sri Aurobindo, la Mère de Pondichéry, Satprem.

Des auteurs français aux auteurs indiens

« J’aime aussi les écrivains occidentaux du XIXème et deuxième moitié du XXème siècle, dont certains tombés dans l’oubli vont renaître dans la collection l’Ami retrouvé. A commencer par François Bonjean ».

Dans cette époque de déliquescence générale, l’action des éditions Banyan s’inscrit dans une volonté de réaliser un travail de beauté, d’harmonie et d’unité. Par ces publications donner l’accès à différentes formes de la conscience humaine et ses possibilités, l’élargissement de l’humain vers ses aspirations les plus hautes. Ma sensibilité littéraire et historique personnelle se porte sur les textes de l’Inde ancienne : Bhagavad-Gîtâ, Mahâbhârata, Râmâyana, les poètes Valmiki, Vyasa, Kâlidâsa, Bankim Chandra Chatterjee, Tagore, Sri Aurobindo, la Mère de Pondichéry, Satprem.

Le livre de François BONJEAN, Histoire de douze heures, avec une préface de Romain Rolland, publié en 1921 ami de Gabriel Germain et d’Henri Bosco est un chef d’œuvre. Il décrit ici la chute de la civilisation occidentale. Ce livre de François Bonjean sera publié avant la fin de l’année.

Il trouve la littérature bengalie particulièrement intéressante avec une note toujours joyeuse et humaine qui contraste avec les maux auxquels ont doit faire face dans notre société actuelle. Un peu comme dans l’œuvre de Dostoïevski, sonder l‘âme humaine, le genre et la condition humaine à travers une description fine des personnages parfois tragique est un phénomène récurrent dans la littérature bengalie, notamment dans « Histoire de fantômes indiens » de Tagore mais avec légèreté. Face à maux de tout les jours, le Bengali traite avec humour et légèreté la situation pour s’en sortir avec dextérité.

C’est une littérature qui existe dès le XIII et le XIV ème siècle. David Aimé apprécie et cite aussi comme référence un autre auteur bengali qui vit entre les Etats-Unis et l’Inde, Siddhartah Deb qui enseigne à New York et qui écrit des romans contemporains mais ce que David Aimé préfère ce sont les auteurs qui vivent et habitent en Inde, au contact de leur pays, et détachés d’une diaspora qui ne voit pas toujours le quotidien des gens et des situations sociales difficiles car avec la littérature de la diaspora on rentre en extase très vite devant le progrès indien. Cette littérature abonde dans la description des nouveaux riches ou porte un regard historique flatteur sur l’Inde mais critique, tandis que les auteurs indiens vivant en Inde parlent des vrais problèmes sans complaisance mais ces auteurs ne sont pas assez nombreux. On retrouve comme livre récemment traduit et publié par les éditions Le Banyan, Nirmala (1925), le livre émouvant de la littérature hindi d’un auteur progressiste prolifique, Premchand sur la condition de la femme qui aborde le thème sensible et toujours d’actualité dans l’Inde du XXI ème siècle des mariages forcés.

De Aurobindo à Gabriel Germain

Il propose dans ces éditions de lire Gabriel Germain, helléniste français, ami d’Henri Bosco et mort en 1978 qui a écrit «d’Homère à Sri Aurobindo », pour approfondir la philosophie indienne à travers le lien entre les penseurs d’Orient à l’origine de mouvements spirituels et l’Occident contemporain. Dans ce lien mystérieux, on parle souvent de Sri Aurobindo, la symbolique de cette riche et profonde civilisation ancienne est ainsi abordée. Il décrit la poésie selon Sri Aurobindo et c’est un pont culturel entre l’Inde et la France mais d’autres poètes occidentaux entrevoient ce lien avec la poésie de Tagore, comme St John Perse, William Butler Yeats et Eszra Pound. Il s’inspire des surréalistes dans un hommage à Tagore. Chez les écrivains bengalis, la poésie est toujours en filigrane, on retrouve les descriptions psychologiques avec des personnages aux portraits saillants et à face humaine. Les « Visages » de l’auteur bengali Dibyendu Palit à l’écoute de la société qui peint des portraits d’hommes et de femmes dans bien des situations différentes.

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Le directeur des éditions le Banyan veut renouer avec l’Inde ancienne tout en gardant cette profondeur qu’à l’Inde qui appartient à l’ancien orient de notre âme (citation de Malraux) et nous réserve toujours une découverte et des perspectives originales.