BD: une trilogie africaine conclue sur la thématique de l’excision

Un tout petit bout d’elles – © TDR–Belga News

Le scénariste belge Zidrou et le dessinateur français Raphaël Beuchot ont retenu le Congo comme décor pour aborder le délicat sujet de l’excision au travers d’une bande dessinée de 93 pages. L’album vient en effet boucler une « trilogie africaine« , entamée en 2011, dans laquelle les auteurs abordent les « multiples réalités de la société congolaise contemporaine« .

 Lire 17 planches (Cliquez sur les images ci-dessous et utilisez les flèches  et  pour naviguer)

  • Couverture
  • Page 1
  • Page 2
  • Page 3
  • Page 4
  • Page 5
  • Page 6
  • Page 7
  • Page 8
  • Page 9
  • Page 10
  • Page 11
  • Page 12
  • Page 13
  • Page 14
  • Page 15
  • Page 16
  • Page 17

Ce dernier titre évoque le combat, contre le poids des traditions, d’Antoinette, victime d’une excision et faisant tout pour éviter le même sort à sa fille Marie-Léontine. « Sans voyeurisme, ni fausse pudeur, ni didactisme, ‘Un tout petit bout d’elles’, prend le biais de la fiction pour évoquer cette terrible réalité« , détaille l’éditeur Le Lombard.

La fiction s’accompagne d’un dossier rédactionnel d’une dizaine de pages situant la problématique de l’excision à l’échelle internationale mais fournissant également quelques adresses et références d’associations pour la France et la Belgique. Le GAMS (Groupe pour l’abolition des mutilations sexuelles) figure parmi ces points de contact. Il a été consulté dans le cadre de la rédaction du dossier final. « La bande dessinée nous permet de toucher un public qu’on n’atteint pas spécialement » par nos canaux classiques, commente Isabelle Gillette, directrice générale de GAMS France. « Cela permet de s’adresser tant aux jeunes qu’aux adultes ainsi qu’aux personnes directement concernées en leur faisant comprendre qu’il n’y a pas de fatalité à subir un tel sort où qu’on se trouve dans le monde« , poursuit-elle.

En Belgique, on estime à 13.000 le nombre de femmes excisées. Quelque 4.000 fillettes à risque sont également recensées. « La pratique étant interdite par la loi, de nombreuses familles profitent de l’été pour retourner vers leurs pays d’origine et y pratiquer l’excision sur les jeunes filles« , explique Fabienne Richard, directrice de la filiale belge. GAMS Belgique effectue un travail de prévention et encourage les professionnels de la santé, notamment dans les ‘travel clinic’, à repérer les familles à risque.

« Un tout petit bout d’elles » sort vendredi en librairie. Un tirage de 6.500 exemplaires a été prévu.