FINALES DE COUPES D’AQUITAINE : SUR UN AIR DE NOSTALGIE !!

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Le buteur, Gabriel Pigrée, remercie le passeur, Romain Dupuy. © PHOTO 

PHOTO JEAN-CHRISTOPHE SOUNALET
Afficher l'image d'originePar Christophe GAMEIRO

Il est 21 h15 ce dimanche 22 mai 2016, au Stade Mabille de La Brède, et en cette fin d’après-midi digne d’un mois de novembre, le Kop ferret capien est en fusion. A la 118e minute, de la finale de Coupe d’Aquitaine opposant l’«équipe phare du bassin» à celle de Bergerac, Gabriel Pigrée, rentré quelques minutes plus tôt, d’un incroyable retourné acrobatique, offre la victoire à ses couleurs.C’est la conclusion d’une journée riche en émotions en tout genre, peut-être la dernière sur la terre de Montesquieu, en raison de la restructuration des Ligues de football, partout dans le pays.

 

Une fête populaire

Ce fut une fête populaire, telle qu’on les aime chez les «footeux», où les cris des enfants s’appropriant les lieux le matin, ont rejoint ceux de leurs parents. Il flotte dans l’air humide cette bonne odeur de grillades, présage des inévitables frites-saucisses du midi. On se presse dans les Bodegas dressées avec amour la veille par les volontaires locaux sous un soleil de plomb.

Treize heures sonnent et c’est parti pour la compétition !! l’Opéra (équipe de Foot entreprise, qui connaît la musique bien sûr!) et la Secucaf s’affrontent sur le terrain annexe, bientôt rejoints par les U18, d’Arlac et des Girondins. Les passionnés du ballon rond arrivent en rangs serrés et la soixantaine de béarnaises et béarnais investissent les travées. Ils poussent leur équipe de l’Asmur et ne sont avares ni de couleurs ni de chants, pour encourager leurs protégés.

La beauté du sport amateur

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Les matchs se succèdent entre deux averses, deux éclaircies et deux arcs-en-ciel, en même temps que les discours des annonceurs, des élus et des personnalités de la Ligue d’Aquitaine.

On croise autour des terrains des visages hagards, terrassés par la défaite, d’autres rayonnants et hilares transportés par la joie. Bref, une journée de finales où les  gagnants sont des «héros». Qu’ils s’appellent Secucaf, Girondins, Bergerac filles, Libourne, ou Lège Cap-Ferret pour les vainqueurs du jour. Qu’ils se nomment l’Opéra, Arlac, l’Asmur, Bruges et Bergerac garçons pour les finalistes, les compétiteurs ont tout donné.

Ils ont joué leur Coupe d’Europe à eux, et ont illustré tout ce qui fait la beauté du sport amateur : envie, générosité, détermination.

Un terrain propice à la rencontre de l’autre et au mélange des cultures

22 heures, la nuit est tombée, la fête est finie, les banderoles repliées, les derniers supporters, une petite mousse à la main n’en finissent plus de refaire «leur» finale.

On se quitte sur un «air de nostalgie» en n’étant pas sûr de se dire « à l’année prochaine », mais en se disant que le sport est encore le meilleur garant de rencontre de l’autre et de mélange des cultures.

Au fait cette journée, votre serviteur y était, il l’a commentée, décortiquée, animée et il y a pris un plaisir immense à le faire. Alors salut La Brède ! On n’oubliera pas ta convivialité, ta passion, ta disponibilité. On espère te revoir l’an prochain tout de même, pour que la fête continue.

Par Christophe GAMEIRO